Rapport annuel
2019

L’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) tient à remercier tous ses collaborateurs pour leur contribution à la promotion des activités de l’Office en 2019.

L’OCPM profite également de l’occasion pour remercier les groupes, organismes, citoyens, fonctionnaires et promoteurs qui ont participé aux diverses consultations publiques.

Les séances de consultation publique tenues par l’Office ont connu un franc succès grâce à l’engagement de tous les employés, professionnels, cadres et élus des arrondissements et des services centraux qui ont apporté leur aide et expertise pour assister les citoyens et les commissaires dans la compréhension des projets et des enjeux.

Sans la bonne volonté de tous, les consultations publiques de l’OCPM n’auraient pas atteint leur objectif premier de transmettre l’information et les données pertinentes sur les divers projets aux Montréalaises et aux Montréalais, en vue de recueillir leurs opinions et leurs commentaires.

Message de la présidente

C’est devenu une tradition depuis quelques années d’amorcer le rapport annuel de l’Office sur des constats qui témoignent du désir croissant de participation de la population montréalaise, avec comme réponse à apporter à ce désir, des mécanismes qui permettent de recevoir toujours davantage de contributions. 2019 ne fera pas exception à cette règle.

En 2015, nous avions identifié trois défis à relever : la diversification et l’accroissement de la participation ; l’appropriation des outils et des méthodes numériques ainsi que leur intégration dans nos processus ; la nécessité de faire des mécanismes de rétroaction une partie intrinsèque du processus de consultation. Au moment d’entamer une nouvelle décennie, l’Office peut fièrement dire mission accomplie sur deux de nos trois objectifs.

En effet, à travers la douzaine de mandats que nous avons entrepris, menés ou terminés en 2019, c’est plus de 22 000 participations qui auront été comptabilisées pour s’informer sur un sujet ou pour exprimer une opinion. Il s’agit de la seconde année consécutive où nous atteignons de tels chiffres de participation, un phénomène que nous interprétons comme un indicateur d’un changement profond de culture participative.

Un bel équilibre dans nos méthodes

Depuis les balbutiements du développement de nouvelles technologies associées à l’engagement citoyen jusqu’à leur utilisation de plus en plus massive, il a importé à l’Office de mener une réflexion sur les conditions d’un dialogue citoyen authentique, fructueux et utile à la décision publique en utilisant le numérique. Les expérimentations des dernières années nous ont permis de redynamiser de nombreux dispositifs de participation, tout en évitant de créer de nouvelles formes de fractures et d’exclusions.

Nos recherches sur la participation sans exclusion, qui nous ont amené à développer de nouvelles façons de mettre l’intelligence collective au travail, portent également fruit en créant des outils (jeux de rôle, prototypage, mises en situation, etc.) qui rendent l’engagement citoyen moins intimidant par des exercices de délibération collective, tantôt ludiques, tantôt créatifs, mais toujours éclairants pour saisir les enjeux et mener à une prise de décision. Ces éléments contribuent à créer des environnements participatifs qui interpellent plusieurs segments de la population qui traditionnellement participent moins.

Forts de ces expériences, nous estimons avoir atteint un équilibre intéressant entre les activités en présentiel et en virtuel. Le présentiel, qui s’incarne par des ateliers, colloques, portes ouvertes, séances d’information et d’audition des opinions, demeure encore le grand garant de l’intégrité du processus, car rien ne saurait remplacer la qualité des informations recueillies lors de ces interactions. Mais, le recours aux méthodes virtuelles (questionnaires, plateformes, visualisation 3D, etc.) a permis de lever la plupart des obstacles matériels et temporels à la participation.

Loin d’être en concurrence, nous notons que ces deux modes se nourrissent mutuellement pour aider à participer plus et à participer mieux. Combinés, ils facilitent l’accès d’un public plus large, qui n’a pas toujours le temps ou l’envie de se rendre aux assemblées publiques, tout en conservant le cadre de débat prévisible et constructif qui assure des contributions éclairées.

Des mécanismes de suivi qui tardent à venir

Bien que nous le réclamions depuis plus d’une décennie, la question des suivis se pose de façon de plus en plus accrue depuis deux ans. Des 10 mandats terminés en 2018 et 2019, un seul a fait l’objet d’une réponse officielle aux recommandations de l’Office. Il est vraiment paradoxal de constater qu’au moment où l’enjeu n’est plus ni la représentativité de la participation, ni la compétence des participants ni la prise en compte des opinions exprimées ; ce sont les processus qui mènent à la prise finale de décision qui deviennent de plus en plus opaques.

Sans un effort de transparence pour justifier les décisions prises, la participation ne peut réellement devenir un levier de transformation de l’action publique. Sans rétroaction, la consultation publique est un exercice démocratique sympathique, mais sans impact réel sur les enjeux.

Le principal frein à la participation a toujours été l’impression que ça ne servait à rien, que les décisions étaient déjà prises et que les principaux intéressés ne souhaitaient pas être influencés. En faisant le bilan des interpellations que l’Office reçoit, on se rend compte que la population ne se contente plus de participer et d’attendre de lire nos rapports. Pour retrouver la confiance en leurs instances démocratiques, les gens veulent savoir ce qu’il est advenu de leurs prises de position et des recommandations qui en ont découlé. Il ne suffit plus d’affirmer qu’on veut construire la ville de demain avec la population, il importe pour les décideurs d’incarner concrètement ce désir en justifiant les choix qui sont faits et en expliquant comment les propositions citoyennes ont été ou non intégrées.

Une réflexion dont on ne peut plus faire l’économie

La nouvelle articulation souhaitée de la démocratie participative et de la démocratie représentative a également multiplié les lieux et les instances où se déroulent des exercices participatifs. Outre les exercices de consultation, notre mandat comprend deux autres volets : une veille des meilleures pratiques et une fonction conseil. C’est pourquoi, au cours des deux dernières années, l’Office a formé à Montréal plus de 200 fonctionnaires et une trentaine d’élus aux meilleures pratiques de la consultation publique. Le matériel pédagogique conçu à cet effet rayonne bien au-delà de l’espace métropolitain, un élément de fierté pour nous.

À ce sujet, il faut aussi saluer le geste posé par l’administration municipale en nous confiant un premier mandat officiel nous associant à la conception et à l’accompagnement d’une démarche de consultation entreprise par le Centre d’histoire de Montréal. Ce mandat de l’exécutif confirme les possibilités pour l’Office de faire bénéficier les instances de la Ville de son expertise, d’y consacrer des ressources et d’agir à titre de garant de l’accessibilité des processus menés par d’autres instances de la Ville.

Il nous faut formaliser ce nouveau fonctionnement. Comme nous l’avons dit l’an dernier, il existe présentement un contexte qui nous invite plus largement à apporter des précisions sur les dispositifs de consultation à Montréal, à en harmoniser l’application et à mieux en définir les finalités.

Déjà en 2004, le premier président de l’Office, Jean-François Viau appelait à un élargissement des cas où le recours à l’Office est obligatoire. Il indiquait que la consultation publique indépendante devrait être réintroduite pour toutes les modifications au Plan d’urbanisme et que l’Office devrait pouvoir intervenir sur l’ensemble du territoire de l’agglomération. La consultation sur le secteur Namur-Hippodrome, jumelée à la controverse suscitée par les différentes moutures du projet de Royalmount est un bel exemple des avantages que comporteraient pour les citoyens un tel élargissement, en permettant de considérer des enjeux métropolitains dans leur ensemble et de tenir compte des interactions des projets entre eux.

Comme le suggéraient mes deux prédécesseurs, il nous faut discuter de la possibilité pour l’OCPM d’avoir un rôle statutaire dans la gestion des dossiers touchant plusieurs arrondissements ou villes de l’agglomération ainsi que dans la gestion des ensembles emblématiques ou stratégiques. Cela pourrait aussi signifier que d’autres instances telles le conseil d’agglomération, les conseils d’arrondissement et les conseils municipaux des villes liées puissent nous mandater sur des sujets relevant de leurs compétences.

Autre élément à prendre en considération, la multiplication dans la dernière année des droits d’initiative et l’introduction du droit de recueillir des signatures en ligne. En 2019, en plus de l’exercice en cours sur le racisme et la discrimination systémiques, trois objets de consultation en vertu du droit d’initiative ont été jugés recevables par le greffe. La disparité de traitement que ces dossiers reçoivent selon l’instance qui conduit la consultation a été soulevée par plusieurs citoyens, organismes et entreprises. Il me semble que la communauté montréalaise gagnerait à refaire le consensus autour de ce mécanisme, du type de consultations qui peuvent être demandées, du nombre de signatures requises et des instances qui peuvent les réaliser.

Une réflexion est présentement engagée sur l’élaboration d’une nouvelle politique montréalaise de consultation publique qui pourrait aussi se pencher sur ces questions. Après 18 ans d’existence de l’Office, une Charte montréalaise des droits et responsabilités qui n’a pas été révisée depuis 2011, une expansion tangible des pratiques de consultation, il nous semble qu’on ne peut plus, collectivement, faire l’économie d’une discussion sur ces sujets.

Vers la mutualisation des savoirs

Je m’en voudrais de passer sous silence l’augmentation du budget de fonctionnement qui nous a été octroyée, en 2019 pour 2020. Cet apport vient combler en partie les déficits d’investissements qui ont résulté de quinze années d’opération sans indexation des budgets. Il nous permettra de consolider nos processus, d’accroitre notre visibilité et de continuer à innover.

Tant de chantiers restent encore à explorer pour arriver à tirer pleinement avantage de la mine de savoirs d’usage recueillis par l’Office depuis sa fondation. Sur le plan des contenus, en mettant en lumière les points de convergence dans ses analyses, l’Office contribue continuellement au décodage et à la reconnaissance des valeurs sociales communes. Il rend compte de l’évolution de la Ville et de sa conception. Quartiers complets, rues partagées, ville verticale, tant de concepts ont trouvé écho dans nos consultations et nos rapports! Forts de toutes ces années d’animation du débat public, ne serait-il pas temps que l’Office serve aussi de creuset pour vulgariser et faire émerger de nouvelles réflexions, moins liées à un thème ou à un territoire, mais plus à des sujets génériques? Ainsi, on pourrait se pencher sur des débats tels que comment habiter un centre-ville de façon pérenne, quels devraient être les éléments d’une politique de logement ou comment favoriser les conditions de cohabitation d’une mixité de fonction, etc. De tels travaux permettraient sans nul doute d’aider à façonner les priorités de demain, tout en mutualisant les ressources disponibles à l’Office et dans d’autres réseaux pour favoriser l’engagement citoyen dans la réalisation du droit à la ville.

La présidente, Dominique Ollivier

La mission et le mandat de l’Office

La mission

Créé par l’article 75 de la Charte de la Ville de Montréal, l’Office de consultation publique de Montréal a pour mission de réaliser des mandats de consultation publique relativement aux différentes compétences municipales en urbanisme et en aménagement du territoire, et à tout projet désigné par le conseil municipal ou le comité exécutif.

Le mandat

Organisme indépendant dont les membres ne sont ni des élus ni des employés municipaux, l’Office de consultation publique de Montréal, établi depuis septembre 2002, reçoit ses mandats du conseil municipal et du comité exécutif.

Activités

L’action de l’Office de consultation publique de Montréal se fait à la lumière de deux articles de la Charte de la Ville de Montréal, les articles 83 et 89. Il y est prévu que l’Office doit tenir des consultations sur des mandats qui lui sont donnés en fonction de critères stipulés à la Charte.

On y mentionne aussi que l’Office doit faire la promotion des meilleures pratiques de consultation publique, notamment auprès des instances de la Ville. La Charte indique également que le conseil d’agglomération peut mandater l’Office pour tenir la consultation sur son territoire lorsqu’un projet visé par l’article 89 de la Charte fait partie d’une compétence d’agglomération.

Les mandats de règlementation d’urbanisme sont généralement donnés en vertu de l’article 89, alors que l’examen de plans ou de politiques ainsi que les modifications au Plan d’urbanisme se font en vertu de l’article 83. Cet article nous permet aussi de développer des partenariats ou d’offrir des conseils ou du soutien sur toute consultation menée par une instance de la Ville.

Un grand nombre de consultations se sont tenues en 2019, certaines étant des suites de dossiers entrepris en 2017 et en 2018. Il en a été ainsi de la consultation publique sur le projet de Plan directeur du parc Jean-Drapeau qui a connu sa conclusion en 2019. Le rapport conclut que les Montréalais comprennent et acceptent la double vocation d’espace nature et de lieu de diffusion de grands événements du Parc, mais constatent un important déséquilibre entre ces vocations. La commission y constate la nécessité d’un retour de balancier important en faveur de la préservation et de la mise en valeur du patrimoine naturel et bâti des îles.

La commission y recommande que la vision développée pour le prochain plan directeur s’appuie sur quatre prémisses : le retour à la notion de grand parc urbain animé, vert et bleu ; l’affirmation résolue de son caractère public et accessible ; la cohabitation harmonieuse des différentes activités et des différents usagers du Parc ; et l’importance de miser sur le savoir-faire montréalais pour mettre en valeur ce lieu exceptionnel.

De la même façon, la consultation sur le projet pilote de retrait de la circulation de transit pour les véhicules particuliers sur la voie Camillien-Houde et le chemin Remembrance s’est finalisée par la publication du rapport au printemps 2019. Cette consultation, lancée dans un contexte de forte controverse, s’est traduite par une participation record des Montréalais et des Montréalaises. La démarche d’évaluation mise en place par l’OCPM comportait plusieurs types d’activités permettant de donner son point de vue à différents moments du projet pilote. Plus de 13 000 participations ont été dénombrées, soit via les outils virtuels de diffusion et de consultation ou lors des activités d’information, des ateliers de création et des séances d’audition des opinions. La commission a reçu près de 2 000 opinions, soit la plus importante contribution à la phase formelle d’une consultation de l’Office.

Dans son rapport, la commission présente plusieurs constats résultant tant des interventions des citoyens que des données fournies par la Ville quant à l’évaluation du projet pilote. Du point de vue des citoyens, la baisse de la circulation liée à l’interdiction du transit semble s’être faite au détriment des parcours alternatifs, créant ainsi de la congestion dans les quartiers avoisinants. Le projet pilote a généré une perception d’un accès plus complexe à la montagne. De plus, il ne semble pas qu’il ait permis d’améliorer de façon significative la cohabitation des usagers. Enfin, la commission souligne le manque d’acceptabilité sociale du projet pilote découlant d’une grande polarisation du débat.

À la lumière des données fournies et des opinions exprimées, la commission estime que les résultats du projet pilote sont peu concluants sous les aspects de l’accessibilité à la montagne, de l’expérience des usagers et de l’amélioration de la sécurité. En conséquence, la commission recommande de maintenir la circulation automobile sur l’ensemble de l’axe Camillien- Houde/Remembrance, tout en prévoyant le réaménagement de cet axe en chemin de plaisance. Ce concept permettrait la mise en valeur de l’expérience du mont Royal et la découverte de ses patrimoines paysagers, naturels et culturels, tout en réduisant et décourageant le transit. En bref, un chemin qu’on emprunterait parce qu’il est agréable et non en quête d’un raccourci.

Deux autres dossiers ont connu un parcours semblable, à savoir des activités de consultation en 2018 et la publication du rapport dans la première moitié de 2019. Il s’agit de la consultation sur le réaménagement de l’avenue McGill College et celle sur le projet de parc-nature dans le secteur de la cour Turcot.

Dans le premier cas, celui de l’avenue McGill College, la commission estime que profiter des travaux en cours pour doter le centre-ville d’un espace public réaménagé, unique et dynamique qui met en valeur les vues sur le mont Royal est un projet bien accueilli avec un potentiel structurant pour la Ville et la métropole. Selon elle, la nouvelle vocation de l’avenue McGill College devrait être de devenir la porte d’entrée symbolique du centre-ville de Montréal, un lieu de détente à l’ambiance distinctive afin de favoriser l’expérience déambulatoire, tout en réaffirmant son positionnement central par rapport aux réseaux des affaires, aux infrastructures de transport et aux espaces publics adjacents.

Pour ce qui est du secteur du parc Turcot, le projet proposé reçoit un large assentiment de la population et présente un potentiel intéressant d’incarner l’audace et le savoir-faire montréalais. Néanmoins, pour assurer sa viabilité, il mériterait d’être bonifié. À cet effet, la commission a fait une vingtaine de recommandations, dont celle de revoir les limites du territoire d’implantation pour y englober non seulement le nouveau lien nord-sud projeté, mais également la bande verte à proximité du parc ainsi que la falaise Saint-Jacques et le parc Terry-Fox. Une telle modification permettrait à l’ensemble du territoire de jouir d’une protection adéquate.

Certains mandats reçus en 2018 ont fait l’objet d’activités de consultation en 2019. C’est le cas de la démarche d’amont qui mènera à l’adoption d’un Programme particulier d’urbanisme (PPU) dans le secteur des Faubourgs de l’arrondissement de Ville-Marie. C’est une consultation qui s’est faite sur un vaste territoire de l’arrondissement de Ville-Marie aux problématiques multiples. En effet, le territoire faisant l’objet de la consultation s’étend de la rue Saint-Hubert à l’ouest à la rue Fullum à l’est, et de la rue Sherbrooke au nord jusqu’au fleuve. Il y a là des secteurs déjà très densément bâtis, mais aussi des secteurs à redévelopper comme celui de l’usine Molson/Coors, le site de Radio-Canada, ou celui de la porte Sainte-Marie. Plus de 2 600 participations ont été recensées aux exercices prospectifs proposés en personne ou en ligne. La commission a reçu 223 contributions d’opinions (105 mémoires et 118 opinions en ligne) et entendu 58 intervenants.

Dans son rapport, la commission démontre que les attentes des participants sont claires, documentées et bien définies, le secteur ayant fait l’objet de plusieurs consultations publiques au cours des quinze dernières années. Elle y propose différentes recommandations qui permettront à la Ville de préparer un projet de PPU en phase avec l’importance stratégique du territoire et les aspirations de tous. Parmi celles-ci, on retrouve notamment celle de ne pas restreindre le PPU aux seules notions d’usage, de densité, de paramètres normatifs ou discrétionnaires d’encadrement de projets d’infrastructures ou d’équipements publics. La commission est d’avis que ce PPU doit aussi s’ouvrir sur la notion de développement durable, qui inclut les dimensions économiques, sociales et environnementales, et qu’il doit s’appuyer sur la culture du lieu, son histoire et les caractéristiques des populations qui l’habitent et la fréquentent.

La commission reconnaît aussi que les nouveaux îlots à requalifier accueilleront des immeubles de plus grande hauteur que les milieux de vie existants, car la construction immobilière dans un secteur central répondra nécessairement aux lois économiques. Elle y affirme que de plus grandes hauteurs peuvent néanmoins être acceptables lorsqu’elles sont associées à de larges espaces publics accueillants et ouverts, des commerces de proximité, des équipements publics, des emplois, du transport actif et collectif et une qualité des composantes architecturales des bâtiments qui doivent également être en harmonie avec le caractère et l’identité du lieu d’insertion.

Le dossier de la consultation sur le secteur de Lachine-Est a connu un cheminement semblable. Il s’agit là aussi d’un vaste secteur, mais qui est presque complètement à développer, un des derniers à proximité du centre-ville. Là aussi, les activités de consultation publique se sont tenues dans la première moitié de 2019. La consultation a permis la participation d’environ 1 300 personnes aux différentes activités proposées, dont 450 répondants à la consultation virtuelle portant sur les milieux de vie et sur la mobilité. Plus de 150 citoyens ont assisté aux portes ouvertes et à la séance d’information tenue le 24 février 2019. Une soixantaine de personnes ont participé aux ateliers créatifs ; la commission a reçu 127 opinions écrites (63 mémoires et 64 opinions en ligne), dont 34 ont fait l’objet d’une présentation, auxquelles s’ajoutent deux présentations orales sans dépôt de mémoire.

Dans son rapport, la commission recommande que le programme particulier d’urbanisme en préparation favorise les conditions de développement d’un quartier complet, durable et résilient, dont les principales caractéristiques visent la mixité sociale et fonctionnelle, une offre adéquate de services publics et collectifs, l’atteinte de standards élevés de performance énergétique pour le cadre bâti et pour les aménagements du domaine public, le respect des normes d’aménagement architectural et paysager conformes aux qualités patrimoniales du secteur et harmonisées au milieu d’insertion, ainsi que la préservation des milieux naturels. Compte tenu de l’importance du patrimoine archéologique et industriel, elle invite l’arrondissement à adopter un principe de précaution et à interdire tout projet de démolition ou d’excavation jusqu’à ce que soit complété un énoncé d’intérêt patrimonial pour le secteur. La commission constate également que l’acceptabilité sociale en matière de densité et de cohabitation de fonctions est intimement liée au transport et fait plusieurs recommandations à ce sujet.

L’exercice de consultation pour le secteur de l’Assomption Sud–Longue-Pointe s’est finalement tenu, alors que le mandat reçu avait été abrogé en 2018 pour être remplacé par une autre version. Cette consultation invitait la population à réfléchir au projet de requalification du secteur Assomption Sud– Longue-Pointe, un secteur au riche passé industriel, situé au sein d’une zone industrialo-portuaire dans l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Le projet soumis par la Ville avait pour objectif de contribuer à la relance économique de l’est de Montréal. Pour ce faire, elle misait sur des aménagements urbains exemplaires qui contribueraient à attirer des entreprises dynamiques soucieuses de leur milieu d’accueil et gravitant autour de créneaux industriels durables qui permettront de générer des emplois stables, permanents et bien rémunérés, tout en favorisant une saine cohabitation avec les milieux résidentiels déjà implantés.

Plus de 2 600 personnes ont participé aux diverses étapes de la consultation publique en personne et en ligne. La commission a reçu et entendu plus de 165 opinions et pris en considération les points de vue des quelque 730 répondants au questionnaire en ligne.

Dans son rapport, la commission souligne que la vision proposée reçoit un accueil différent de la population selon que le projet est examiné d’une perspective métropolitaine ou locale. La consultation a mis en lumière l’énorme défi de faire cohabiter des zones industrielles et résidentielles, traversées par de lourdes infrastructures. Les milieux économiques le saluent, alors que les résidents et riverains du secteur qui subissent un niveau élevé de nuisances demeurent très préoccupés par la nouvelle proposition.

La vaste consultation sur le racisme et la discrimination systémiques, issue d’un droit d’initiative, s’est poursuivie tout au long de l’année. Plusieurs rencontres se sont tenues au printemps et au début de l’automne 2019. De plus, les citoyens ont été invités à participer à des activités contributives citoyennes pendant les mois d’août et septembre. Les auditions de mémoires se sont tenues du 4 novembre au 4 décembre et ont nécessité 10 séances. Au total, on a pu compter sur la participation de plus de 6 800 personnes pour cette consultation.

D’autres nouveaux dossiers ont aussi été initiés en cours d’année et connaîtront leur conclusion au début de 2020.

Tout d’abord, une consultation d’amont sur le futur du secteur Bridge-Bonaventure. D’une superficie de 2,3 km2, situé à cheval sur les arrondissements du Sud-Ouest et de Ville-Marie, il comprend les abords des ponts Samuel-De Champlain et Victoria, le parc d’entreprises de la Pointe-Saint-Charles, les rives du fleuve, les bassins Peel et Wellington, la Cité du Havre, la Pointe-du-Moulin ainsi que le quai Bickerdike.

Le secteur Bridge-Bonaventure est actuellement un secteur fortement minéralisé, morcelé par les infrastructures de transport, peu convivial pour les transports actifs, mais aux paysages et patrimoines uniques. Le secteur, également occupé par des activités économiques diversifiées, est très peu habité.

De mai à octobre, plusieurs activités de consultation en personne et en ligne se sont tenues afin de permettre à tous de s’informer, de discuter de la vocation du secteur, de mieux le découvrir, de s’inspirer d’exemples d’ici et d’ailleurs et de donner son opinion. Les principaux sujets de discussion ont été : la vocation du territoire, les éléments patrimoniaux à mettre en valeur, les déplacements en transport actif et collectif, les espaces publics et leur connectivité, le renouvellement des activités économiques, les entrées de ville et l’idée d’un stade de baseball dans le secteur. La participation a été très importante et active. Les résultats de la consultation permettront à la Ville de Montréal de préparer un document de planification comprenant des hypothèses de mise en valeur.

En septembre, l’Office a entrepris la consultation sur le projet de modification du Plan d’urbanisme et sur un règlement qui a trait aux conditions de construction de logements sociaux et abordables, mieux connu sous le nom de règlement pour faire de Montréal une métropole mixte. La commission doit rendre son rapport au printemps 2020.

Il en sera de même pour la consultation qui a porté sur un projet de Programme particulier d’urbanisme, un PPU, pour le secteur nord de L’Île-des-Soeurs. Situé dans l’arrondissement de Verdun, le secteur de planification est d’une superficie d’environ 79 hectares. Principale porte d’entrée sud du centre-ville de Montréal, il est à l’intersection des autoroutes 10 et 15 et du nouveau pont Samuel-De Champlain. Le secteur comprend la Place du Commerce, principal noyau commercial de L’Île-des-Soeurs, le Campus Bell Canada et la Pointe-Nord, un quartier mixte combinant résidences et commerces.

Le projet de Programme qui a été soumis à la consultation vise la création d’un milieu de vie et d’emploi de type TOD (Transit-Oriented Development) aux abords de la future station du Réseau express métropolitain (REM). La consultation a connu une participation très importante, tant dans ses aspects présentiels que virtuels.

Un nouveau mandat a aussi été donné à l’Office pour examiner le projet de mise en valeur du site Namur-Hippodrome dans l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. La Ville entend requalifier le site de l’ancien hippodrome et des abords de la station de métro Namur. Elle propose d’y développer un milieu de vie complet, inclusif et carboneutre axé sur le transport actif et collectif. Plus de 6 000 logements pourraient y être construits. Cette consultation permettra de mieux comprendre les attentes et les besoins des citoyens et des acteurs du milieu afin de construire une vision commune pour ce futur quartier.

Le territoire du futur quartier Namur-Hippodrome est composé des abords de la station de métro Namur et du site de l’ancien hippodrome, propriété de la Ville de Montréal depuis 2017. Cet ensemble de 75 hectares est bordé à l’est par l’avenue Mountain Sights, au sud et à l’ouest par les emprises des voies ferrées du CP, et au nord par la limite de la Ville de Mont-Royal. Une première soirée d’information s’est tenue le 20 novembre et d’autres activités ont été tenues au début de 2020.

Finalement, nous avons reçu deux mandats règlementaires cette année en vertu de l’article 89 de la Charte. Le premier visait un projet d’agrandissement de l’école St-George dans l’arrondissement de Ville-Marie. Cette école secondaire privée est située au 3100, Le Boulevard. La direction d’école souhaitait incorporer à son site une construction de trois étages, incluant des serres et des murs végétaux à des fins essentiellement pédagogiques. Il y était prévu que l’agrandissement accueille des salles de classe, des laboratoires et des espaces conviviaux d’apprentissage. Le taux d’implantation actuel du bâtiment est de 48,5 % par droits acquis. Le présent projet porterait ce taux à 54 %, c’est-à- dire 5,5 % de plus.

La commission a recommandé d’avaliser le projet. À son avis, les responsables du dossier ont déployé de bons efforts pour présenter un projet de qualité qui tient compte d’un environnement aussi emblématique que le mont Royal. Le rapport indique que le projet ne présente pas de problème d’acceptabilité sociale, la commission n’a constaté que quelques objections de principe. Le rapport fait néanmoins quelques mises en garde quant à l’échéancier de réalisation et attire l’attention sur les enjeux de circulation véhiculaire et sur des mesures visant à assurer les relations de bon voisinage pendant le chantier.

Le deuxième dossier vise à amender un règlement déjà adopté en vertu de l’article 89 sur le site de l’ancien Hôpital de Montréal pour enfants. La modification vise un lot sur lequel une tour d’habitation devait être construite en vertu du règlement actuel. Le mandat a été donné en septembre à l’Office, mais la Ville n’a pas fourni la documentation permettant la tenue de la consultation en 2019.

Aussi, à la demande du comité exécutif, l’Office a collaboré avec le Centre d’histoire de Montréal afin d’accompagner le Centre dans le développement de l’approche et du concept de la « Mémoire des Montréalais mobile », la MEM. Des activités de prototypage ont été réalisées et un rapport d’étape a été publié ; ce mandat se poursuivra en 2020. L’Office a aussi complété le cycle de formation à la consultation publique à l’intention des élus, comme nous le faisons après chaque élection générale. Une première session s’est tenue en décembre 2018 en collaboration avec le bureau de l’Ombudsman, et deux autres ont eu lieu en février 2019.

L’Office a aussi poursuivi sa participation à une opération de promotion des pratiques de consultation de la Ville, organisée par le Bureau de la présidence du conseil municipal. Cette activité, connue sous le nom de « Caravane de la démocratie », permet aux citoyens d’un quartier de prendre connaissance des mécanismes de consultation publique de la Ville et d’échanger avec les responsables. En plus de l’Office, la caravane comprend plusieurs autres intervenants, notamment l’Ombudsman, les conseils consultatifs et les commissions du conseil.

En terminant, il faut signaler qu’un mandat demeure en suspens ; il porte sur la tenue d’une consultation sur le rapport du comité interministériel sur l’usage des édifices excédentaires des centres hospitaliers universitaires des universités de Montréal (CHUM) et McGill (CUSM). En l’absence du document devant faire l’objet de la consultation, aucune action n’a été réalisée relativement à ce mandat. Ce mandat a été confié à l’Office par le comité exécutif en septembre 2013.

Au total cette année, nous cumulons donc plus de 22 630 participations à l’une ou l’autre des activités de l’Office, soit en présentiel lors des consultations, soit en posant des questions, déposant des mémoires ou en participant au moyen des outils numériques dont l’Office fait de plus en plus usage.

Communications

L’année 2019 a donné lieu à une série de succès du point de vue des communications. Tant au niveau des mentions médiatiques de nos consultations, des interactions suscitées sur Facebook ou du trafic du site Web, nous avons eu une année record.

Lorsque l’OCPM tient une consultation publique, il déploie une panoplie de moyens de communication afin de joindre les gens et de leur transmettre de l’information conviviale et accessible. En 2019, l’Office a publié trois avis publics dans un quotidien et a émis 24 communiqués de presse ou invitations aux médias. Aussi, pour chacune des consultations publiques, une campagne publicitaire sur Facebook et Instagram a été réalisée. À cela, nous avons intégré à nos habitudes publicitaires, le placement d’encarts sur des sites Web. Trois campagnes publicitaires ont ainsi été réalisées. Pour ce faire, nous avons choisi Atedra, un réseau québécois de plus de 350 sites Internet utilisant le géociblage afin de joindre les citoyens dans les quartiers visés par nos consultations.

L’Office envoie aussi, selon le cas, des invitations directes à des citoyens et à des organismes concernés par le projet de consultation en cours. Généralement, l’Office distribue un dépliant d’information annonçant la consultation à la population concernée par un projet donné. Selon les consultations, cette distribution peut couvrir de 1 500 à 68 000 foyers. L’an dernier, c’est plus de 177 000 dépliants qui ont été distribués dans les secteurs voisins des projets faisant l’objet de consultations. Des dépliants et des affiches ont également été distribués à des organismes concernés et dans certains points d’accès de la Ville.

L’Office donne aussi très régulièrement des nouvelles de ses activités par le biais de son infolettre. Cette année, 52 infolettres ont ainsi été envoyées. La liste de diffusion rassemblant plus de 6 500 citoyens ou organismes abonnés, c’est près de 322 000 messages qui ont ainsi été livrés.

L’Office fait une utilisation soutenue des réseaux sociaux pour promouvoir ses activités auprès des Montréalais. Nous faisons une utilisation régulière de Facebook, Twitter, Instagram, LinkedIn, YouTube et Flickr.

Par ailleurs, c’est toujours Facebook qui demeure notre communauté la plus dynamique et le canal le plus efficace pour interagir avec les Montréalais, les informer et susciter leur participation. Il nous fournit aussi des outils publicitaires avantageux, permettant de cibler avec précision les citoyens concernés par nos consultations. Nous avons terminé 2019 en dépassant le cap des 10 000 abonnés à notre page Facebook. Cette année, c’est près de 37 000 personnes qui ont interagi avec notre page, alors que la portée totale de nos publications se situe à plus de 1,1 million, c’est-à-dire le nombre de personnes qui ont vu l’un ou l’autre des contenus associés à notre page (les deux dernières statistiques compilent les utilisateurs uniques/jour).

ACC : comment ça fontionne ?

Une activité contributive citoyenne (ACC) est une animation auto-organisée à partir d’une trousse à télécharger. Celle proposée dans le cadre de la consultation sur le racisme et la discrimination systémiques était d’une durée de 2h30. Elle proposait des discussions en petits groupes, orientées vers la recherche de solutions concrètes, novatrices et mobilisatrices à mettre en oeuvre par la Ville pour lutter contre les inégalités. Elle s’adressait à tous ceux qui désiraient contribuer au débat : individus, corporations, organismes communautaires, syndicats, associations, etc. leur permettant d’organiser leur propre consultation, puis de nous en transmettre les résultats.

Deux consultations auront été l’occasion de grands projets spéciaux en communication. D’abord la consultation sur le secteur des Faubourgs, avec la campagne #101histoires1territoire où nous invitions les citoyens à nous raconter l’identité de leur quartier par la mise en récit et en image de leurs témoignages. Un site Internet dédié a été créé afin de rassembler dans une infographie épurée la démarche de la consultation, les principaux contenus, la carte interactive que nous avions développée à la fin de 2018, ainsi que la trousse d’activités contributives citoyennes (ACC) développée pour #101histoires1territoire. Ensuite, pour la consultation sur le racisme et la discrimination systémiques, nous avons aussi développé un site dédié et une trousse d’activités contributives citoyennes (ACC).

Les webdiffusions de plus en plus écoutées

Depuis l’an dernier, nous diffusons toutes les séances d’information sur le Web et sur Facebook. Cette année, nous avons ajouté Twitter/Périscope et avons aussi diffusé les soirées synthèses, la conférence sur la mise en récit dans le cadre de la consultation sur le secteur des Faubourgs, ainsi que toutes les conférences et les panels du colloque de la consultation sur le secteur Bridge-Bonaventure. Ces diffusions ont permis 12 395 visionnements en direct ou en différé. Grand nombre de citoyens nous ont partagé leur satisfaction de pouvoir voir ou revoir ces séances au moment et à l’endroit de leur choix.

Site Internet

Le site Web de l’OCPM continue d’informer les citoyens et les groupes intéressés par les consultations publiques, il reste une source documentaire importante en aménagement urbain avec près de 18 000 documents.

Cette année, le site Internet de l’Office a connu un grand bond de croissance au rythme soutenu des consultations. Ainsi, la fréquentation du site et la masse documentaire n’ont cessé de croître. C’est plus de 60 000 visiteurs qui ont consulté les pages du site, une augmentation de 33 % par rapport à l’année précédente, qui en fait notre meilleure année à ce jour. Cette année, nous avons aussi poursuivi le développement de sites dédiés lorsque les mandats exigeaient une démarche plus complexe. Ce fut le cas pour la consultation sur le secteur des Faubourgs ainsi que pour celle sur le racisme et la discrimination systémiques qui ont toutes deux requis le développement d’un site présentant l’information et la démarche de la consultation de façon attrayante et illustrée, en une seule page, en plus de développer des pages spécialement consacrées à la présentation des trousses d’activités contributives citoyennes.

Depuis 2018, la possibilité de donner son opinion en ligne lors de la phase d’audition des opinions a été étendue à l’ensemble des consultations. Ainsi, près de 1000 contributions d’opinions ont été recueillies en ligne à l’aide de formulaires thématiques et de questions suggérées par les commissaires afin de susciter la réflexion citoyenne.

Enfin, l’Office poursuit ses efforts pour améliorer l’accessibilité de ses outils Web, leur convivialité et leur capacité à s’adapter aux différents appareils mobiles. En 2019, beaucoup de travail a été effectué afin de procéder à une mise à jour du site Web en 2020.

Rayonnement

Depuis sa mise sur pied en 2002, l’Office a eu l’occasion de développer un réseau de contacts auprès d’organismes ayant des missions semblables à la sienne. Ces contacts ont contribué à améliorer les façons de faire de l’OCPM. Les activités externes de l’Office favorisent la diffusion du savoir-faire, la mise en valeur et le partage des expériences montréalaises.

Localement et au Québec, et tout au long de l’année, l’Office est appelé à présenter son rôle et ses activités à différents groupes. En tout premier lieu, à la Commission de la présidence du conseil municipal, devant laquelle la présidente de l’Office présente le bilan des activités et échange avec les membres de la commission sur les travaux de l’OCPM et les orientations à venir. La présidente de l’Office a aussi contribué au colloque du comité Jacques-Viger sur les processus discrétionnaires d’urbanisme par une présentation. Le secrétaire général a pu, quant à lui, présenter les mécanismes de consultation publique à des responsables du programme « Cités interculturelles » du Conseil de l’Europe.

Toujours localement, signalons la présence de notre présidente comme conférencière d’honneur au colloque annuel de Rues principales, un organisme citoyen à Québec. Elle a aussi participé à un panel lors de ce même événement. De plus, elle a été sollicitée pour participer à un webinaire sur la participation publique sous la responsabilité du Conseil privé à Ottawa.

Des rencontres ont aussi eu cours avec une grande variété de groupes : étudiants, groupes de citoyens intéressés à la consultation publique, et ce, dans plusieurs arrondissements et avec des groupes de l’extérieur. Dans cette catégorie, notons la visite de délégations de Strasbourg, de la Fédération des villes suédoises, du ministère de l’Intérieur du gouvernement slovaque et d’une délégation de maires sénégalais.

L’Office a également accueilli deux conférenciers français venus offrir un partage d’expérience inspirant. Dans les deux cas, les participants en salle ont été ravis et les écoutes en différé des webdiffusions ont été nombreuses. Nous remercions Julian Perdrigeat, directeur de cabinet du maire de Loos-en-Gohelle, qui nous a partagé l’expérience de mise en récit de sa ville lors de la consultation sur le secteur des Faubourgs, ainsi que Julien Lahaie, directeur de la Mission Vallée de la Chimie pour le Grand Lyon, qui a prononcé la conférence d’ouverture lors du colloque sur l’avenir du secteur Bridge-Bonaventure.

À noter aussi, la participation de la directrice des communications de l’Office à une mission en Ukraine du 23 mai au 1er juin, à l’invitation de Nord-Ouvert dans le cadre d’un programme du National Democratic Institute (NDI). Elle a eu l’occasion de présenter le travail de l’Office lors d’un forum national organisé par le NDI et UK‑Aid et de discuter des grands principes favorisant la participation citoyenne dans ce pays en route vers un fonctionnement plus démocratique. Plusieurs rencontres à Lviv et à Kiev ont permis d’échanger avec les organisations qui développent des projets de consultations publiques sur le terrain, des représentants du gouvernement ukrainien ainsi que des professionnels en communications.

Par ailleurs, notre collaboration avec l’OCDE s’est poursuivie cette année par la participation de la présidente à une mission au Maroc et une autre en Tunisie. Une importante délégation de ce dernier pays a aussi pu observer les consultations de l’Office à l’occasion d’une mission dans le cadre du Programme pour un leadership inclusif de la Fédération canadienne des municipalités, la FCM.

En 2019, l’Office est devenu partenaire institutionnel du Centre Jacques Cartier. Le Centre Jacques Cartier a été fondé en 1984 et rassemble une grande diversité d’acteurs institutionnels, universitaires, culturels et sociaux du Québec et de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de leurs grands centres urbains, à savoir Montréal, Lyon, Saint-Étienne et Clermont-Ferrand. Le Centre est le responsable de l’organisation des Entretiens Jacques Cartier, le plus grand rassemblement d’échanges de la francophonie. En alternance entre le Québec et la France, les entretiens qui se tiennent chaque année permettent une valorisation et un échange des meilleures expertises de ses participants. Les entretiens de 2019 ont eu lieu à Montréal et l’Office y a organisé un atelier avec ses partenaires du Grand Lyon et qui portait sur les nouveaux défis de la participation citoyenne. L’Office a développé des liens avec la Direction de la prospective et du dialogue public du Grand Lyon depuis 2011 et les échanges se font sur une base régulière pour partager nos expertises.

Nous avons poursuivi encore cette année une importante collaboration à un projet initié par Concertation Montréal. Il s’agit de MTElles. En partenariat avec la « Coalition montréalaise des Tables de quartier » et « Relais-femmes », MTElles soutient l’instauration de pratiques innovantes au sein des conseils d’arrondissements, des conseils de ville (agglomération de Montréal), des instances consultatives montréalaises et des tables de quartier. L’objectif est de favoriser la participation égalitaire à la vie démocratique et communautaire des femmes d’origines diverses et issues de tous les milieux socio-économiques. Initiée en 2017, c’est une démarche qui se poursuivra au cours des prochaines années.

L’Office assure aussi une présence dans différents forums internationaux qui s’intéressent aux questions de démocratie participative. Le principal de ces forums est l’Observatoire international de la démocratie participative, l’OIDP. L’Office est membre de ce réseau depuis de nombreuses années. En 2019, l’Office a participé à la dix-neuvième édition de cette conférence à Mexico. L’Office était responsable de deux ateliers. Le premier portait sur les jeux de rôles dans le débat public : succès et limites, alors que le deuxième avait pour thème l’initiative citoyenne, source d’innovation démocratique.

Finalement, la présidente de l’Office a été invitée par l’Association mondiale des grandes métropoles à une rencontre sur les indicateurs de cohésion sociale qui s’est tenue à Barcelone au mois de juin, alors que le secrétaire général rencontrait des responsables du Cabinet du ministre président de Bruxelles-Capitale qui souhaitaient connaître plus à fond la mission et le fonctionnement de l’Office.

Budget

Conformément à la Charte de la Ville de Montréal, le conseil municipal met à la disposition de l’Office les sommes nécessaires à la réalisation de son mandat. En vertu des articles 83 et 89 de la Charte, l’Office est tenu de mener toutes les consultations qui lui sont demandées par le comité exécutif ou le conseil municipal. Les états financiers de l’Office sont vérifiés par le bureau du vérificateur général de la Ville et sont présentés au conseil municipal.

En 2019, le nombre de mandats reçus et le niveau des diverses activités de l’Office ont fait en sorte que les sommes affectées en début d’année dans le cadre du budget annuel de la Ville se sont avérées insuffisantes pour réaliser tous les mandats. En conséquence, le comité exécutif a accordé à l’Office des crédits additionnels de 840 k$, tel que le prévoit l’article 82 de la Charte de la Ville de Montréal. C’est la troisième fois depuis 2013 que des crédits additionnels sont requis en cours d’année, mais la septième fois dans l’histoire de l’Office.

Voici la répartition des dépenses par grandes familles.

Budget 2019

Rémunération

850 000 $

Avantages sociaux

170 000 $

Transports et communications

210 000 $

Services professionnels et administratifs

1 600 000 $

Location et entretien

280 000 $

Biens non durables

56 000 $

Total

3 166 000 $

Liste des employés et collaborateurs en 2019

Employés

  • Brunelle-Amélie Bourque
  • Louis-Alexandre Cazal
  • Luc Doray
  • Elisabeth Doyon
  • Laurent Maurice Lafontant
  • Lizon Levesque
  • Élise Naud
  • Faustin Nsabimana
  • Anik Pouliot
  • Gilles Vézina

Collaborateurs

  • Sheba Akpokli
  • Eduardo Alvaro Toledo
  • Matthieu Bardin
  • Alain Benoit
  • Andréanne Bernier
  • Abdelmadjid Bourada
  • Laurent Canigiani
  • Hadrien Chénier-Marais
  • Reinaldo De Freitas
  • Joanne Gibbs
  • Pierre Goyer
  • Guy Grenier
  • Dylan Hervé
  • Marina Jolly
  • Ousmane Kouyaté
  • Marc-Olivier Lamothe
  • Marc-André Lapointe
  • Christelle Lollier-Théberge
  • Patrick Marais
  • Paul Marchand
  • Denise Mumporeze
  • Youla Pompilus-Touré
  • Olivier Rinfret
  • Gilles Rioux
  • Vincent Roy
  • Joseph Tchinda Kenfo
  • Marie-Odile Trépanier
  • Nicole Uwimana
  • Akos Verboczy
  • Henri Vézina
  • Stéfanie Wells
  • Mohamed-Ali Yanouri